Premier article. Petite description. Moment d'explication.

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A venir:

Tout d'abord un grand bonjour/bonsoir à vous cher bloggueur.
Je ne sais pas comment vous avez attérit ici ni même si ce blog va vous plaire.
Le but de celui-ci??
Vous faire découvrir une passion qui m'habite depuis maintenant 15ans.
Je cite:
La lecture. La lecture de plusieurs sortes de livres.
Je tenais à vous faire partager mes plus beaux moments "lecture" à travers ce blog, et qui sait??
Peut-être vous faire découvrir vos futurs "beau(x) moment(s)"

___________ à vous de faire le reste. Je vous laisse découvrir de quoi il retourne. ___________


Post-scriptum: tous les articles, résumés, critiques, etc ont été écrits par moi-même.
Je suis seule propriétaire de ce lieu.
Bonne lecture
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# Postato domenica 04 giugno 2006 11:27

Modificato lunedì 05 giugno 2006 12:36

Brenda Costa: Belle du silence.

Brenda Costa: Belle du silence.
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Dernier livre en date.
Je l'ai fini il y a tout juste 2 jours. J'ai beaucoup aimé.
Mais avant d'en faire une critique positive ou négative -voir les deux-
je vais d'abord vous en faire un petit résumé suivit d'un extrait.
Histoire de savoir un peu de quoi cela parle.

Résumé:

Brenda est une jeune fille d'une vingtaine d'année qui rêvait depuis son adolescence d'un jour devenir mannequin et être ainsi connue dans les pays les plus touchés par la mode tel que:
Milan, Paris, New-york...Le hic, arriver à percer dans ce matier malgré son handicap. Et oui, Brenda est née sourde, ce qui lui empêche d'effectuer certaines choses pleinement. Malgré cela, cette jeune fille à un caractère de "battante". C'est pourquoi elle est bien déteminée à ne pas se laisser mettre de côtés. Elle nous raconte alors son parcours pour y arriver depuis sa tendre enfance.


Extrait de "Belle du silence":

[...] Nous voilà (maman et moi) dans les locaux de l'agence Mega. Je me sens à mon avantage. J'ai vite minci, je ne porte plus d'appareil dentaire et j'ai un book. à présenter. Nous sommes acceuillies par le directeur de l'agence et une jeune femme. Son assistante sans doute. Tous deux sont au courant de ma surdité. Je peux donc être moi-même sans craindre d'être rejetée. Maman va droit à l'essentiel. Elle veut savoir si oui ou non je peux me lancer dans ce métier, telle que je suis, avec mes atouts et aussi mon handicap. La réponse ne tarde pas. Et même si la diction du directeur laisse à désirer, je saisis tout au quart de tour.
- Certes votre fille à un vrai potentiel, elle est très belle, mais je vais avoir un gros problème pour la vendre...Je ne pourrai jamais certifier à mes clients que tout se passera bien...Que ce soit pour du rédactionnel ou des campagnes d'affichages, il y a beaucoup d'argent en jeu.[...]
Elle a un très bon book mais elle est sourde...Elle est sourde...Le choc est rude, la situation limpide comme de l'eau de roche. Ce type ne veut pas de moi dans son agence. Pourtant je suis grande -un mètre soixante-dix-huit- et j'ai un port de tête de danseuse, ça aide! Je fais bonne figure tout en ayant la rage au coeur. Qu'on me juge sur ce que je fais, bon sang! Pas sur ce que je ne dis pas. J'ai un vrai potentiel, mais je suis sourde...


Personnellement, je trouve cela injuste de mettre de côté une personne sous prétexte qu'elle n'entende pas comme une autre, voir pas du tout. A quand un changement entre êtres humains? A quand une prise de conscience?

Livre écrit avec beaucoup d'émotions. Personne très positive qui bénit le ciel d'être née sourde et non aveugle, qui arrive encore à penser dans sa situation qu'il y a bien pire qu'elle, qu'elle au moins, ne meurt pas de faim. Elle fait preuve d'énormément de courage et nous fait vivre à travers son récit les difficultés qu'elle a eu pour en arriver aujourd'hui où elle est, et nous montre avec beaucoup de maturité qu'il ne faut jamais baisser les bras. C'est un exemple de courage. La lecture y est facile, le livre se dévore très rapidement.

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# Postato domenica 04 giugno 2006 12:11

Justine Lévy: Rien de grave

Justine Lévy: Rien de grave
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Résumé:

"Tu t'attendais à quoi? je lui ai dit. Tu crois que ça va être facile de me quitter? Tu crois que je vais te laisser faire comme ça? J'ai lancé le cadre par terre, le verre s'est brisé mais comme c'était pas assez j'ai bondit du lit et j'ai déchiré la photo, celle qu'il prétendait tant aimer, la photo de nous deux en mariés, beaux et légèrement ridicules, il y avait tant de monde qu'on ne connaissait pas à notre mariage qu'on est partis avant la fin. Il a eu l'air triste, plus de la photo déchirée que du fait de me quitter. Il a toujours été fou avec les photos. Parfois je me disais qu'il n'aimait les choses de la vie que pour les voir un jour en photo. Moi c'est le contraire, rien ne me fait plus peur qu'une photo de bonheur avec toute la quantité de malheur qu'elle promet, qu'elle contient, mais sans le dire, en cachant bien son jeu. Je ne savais pas encore que c'était la meilleure chose qui puisse m'arriver, qu'il me quitte. Comment j'aurais pu le savoir? Il était toute ma vie, sans lui je n'existais pas."

Extrait de "Rien de grave":

[...] Divorcer ça s'est fait très vite, j'avais oublié la date, j'oublie les dates, j'aime pas les dates, la date de mon anniversaire je la hais, alors cette date-là, la date de ce divorce à la noix, avec ce type à la noix que j'ai tant aimé. Je trouve qu'on devrait avoir le droit de la choisir, la date de son anniversaire, c'est même la moindre des choses, comme Paula et son visage. A Pablo, j'ai dit que j'étais Scorpion, je trouvais ça sexy, plus sexy que Vierge, j'avais trouvé une chouette date en novembre, et puis j'avais oublié, mais pas lui, alors il m'a fait livrer des tas de fleurs, ça se dit pas des tas de fleurs, comment on dit? des tas de bouquets, non, c'est tas qui va pas, des bouquets, il m'a fait livrer des bouquets quelque part en novembre, j'étais contente, surprise mais contente. Je lisais mon horoscope toutes les semaines, dans Elle, à haute voix, alors, que va-t-il nous arriver à nous autres les Scorpions? J'intériorisais tout bien, ça me plaisait de décider de mon avenir, comme quand j'avais treize ans et que je m'étais fait faire un tatouage dans la main pour prolonger ma ligne de vie. Je lisais parfois Vierge en passant, en diagonale et pas à haute voix, juste pour voir ce à quoi ouf j'échappais. Peut-être que je pensais qu'en oubliant la date du divorce j'allais y échapper. Mais il aurait fallu, pour ça, qu'il oublie lui aussi.[...]


Personnellement, j'ai très vite accroché, je me suis hâtivement mise dans la peau du personnage qui m'a d'ailleurs beaucoup plu. C'est une jeune femme attendrissante, tout comme son livre nous le fait découvrir.


C'est un livre étonnant qui nous fait vivre "l'indifférence" de cette jeune femme envers certaines choses, ainsi que certaines personnes qui l'entourent, à travers la vie qu'elle mène.

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# Postato lunedì 05 giugno 2006 12:17

Françoise Grard et Thierry Lefèvre: Je t'attends

Françoise Grard et Thierry Lefèvre: Je t'attends
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Résumé:

Léa a vécu un drame qui a bouleversé sa vie.
Léo écrit à Léa.
Pour lui dire qu'il est là, qu'il pense à elle, qu'à deux on est plus forts.
Et, peu à peu, Léa reprend confiance dans la vie...

Léa, lycéenne, a perdu sa mère dans un accident de voiture. Elle vit désormais chez son père en Charente. Léo, un camarade de classe, lui écrit pour la réconforter. D'abord agressive, Léa se laisse peu à peu aller aux confidences. La correspondance dérive vers le mode amoureux. Et puis Léa fait une fugue. Léo veut la retrouver, a un accident de voiture, passe quelques jours dans le coma, est envoyé à Berck-Sur-Mer pour de la rééducation. Les deux adolescents continuent à s'écrire. Léa apprend que son père ne l'est que par adoption. Elle part en Amérique, sur la promesse de revoir Léo dès que possible.


Extrait de "Je t'attends":

Léa, tendre caillou,
Je n'ose pas y croire, Léa, que tu me parles. Ta lettre, c'est comme t'entendre, et presque te voir. Le papier palpite entre mes doigts, peut-être parce que mes doigts tremblent un peu. C'est comme de recevoir une lettre d'un pays lointain, inaccessible, aux postes improbables, et qui trouve son chemin, jusqu'ici, dans mon Morvant du bout du monde. Ca me plaît que tu manges "des trucs de mecs." Mais je ne dois pas être un vrai mec, parce que le museau vinaigrette...
Moi, je mange comme Clémence-Camille, des tartines, de la salade et de douces omelettes où l'on cache des champignons et des fleurs de pissenlit. C'est sûr que je ne suis pas un mec standard; je l'ai vérifié déjà au collège, tu te souviens? Ni bagarres, ni histoires de cul, ou alors je me force, pour survivre...J'espère que tu n'as pas été dupe, que c'est peut-être ce mec singulier, pas comme les autres, qui a su gagner ta confiance, mais sûrement pas mon côté "premier de la classe." Pour ça, faut pas m'en vouloir, c'est de famille, les gènes...J'ai pas eu le courage de décevoir mon père. Ca viendra peut-être. Mais un père polytechnicien, ça place la barre très haut. Peut-être que je vais réussir à louper mon bac? On verra...
Si tu me fais faux bond à la rentrée, si tu n'es pas là pour boire le café du distributeur avec moi, si tu ne repiques pas tous les exos de math sur mon classeur juste avant les cours, et surtout, surtout si tu rentres pas avec moi, avec un petit détour au Napoléon-III pour un dernier déca, j'ai toutes mes chances de le louper.
Léa, je ne peux pas imaginer la rentrée sans toi. Dis-moi que tu reviendras, dis-moi qu'on s'assiéra encore l'un à côté de l'autre, et qu'on échangera des coups d'oeil, pour les mêmes raisons, exactement au même moment, au cours de Turpin quand il s'emmêlera dans ses expériences de chimie...Et puis non, pardonne-moi. Je ne devrais pas dire ça. Hier soir, mon père à déclré d'un ton sec qu'il n'y avait "pas plus égocentrique qu'un garçon de dix-sept ans." Tout ça parce que j'ai refusé d'aller visiter le musée du Costume à Avallon. Qu'est-ce que j'en ai à foutre d'aller voir des mannequins dans la pénombre, habbillés à la mode du XVIIIe siècle? Je suis resté dans le jardin à lire Simenon. Clémence-Camille est revenue ravie: toutes ces belles robes...
A lire Simenon, et à relire ta lettre.[...]


C'est un livre qui j'ai dévoré en un peu plus d'une heure, acheté par hasard, comme cela, une après-midi ou j'avais envie de "nouveau", je l'ai commencé dès mon arrivée chez moi, je l'ai de suite adoré, je n'arrivais plus à le lacher, du coup, tout à été lu en une fois ^^


Françoise Grard et Thierry Lefèvre se sont vraiment écrit. A chacun son personnage, et la liberté de faire rebondir l'histoire, sans plan prévu, avec dans leurs mains et sous leur plume le destin de Léa et Léo. C'est une belle, une très belle idée. D'où naît un roman fort, qui ne peut que se lire très vite, suspendu aux mots de l'autre, dans l'attente de sa réponse, seule bouée possible à un âge où tout bascule.

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# Postato martedì 06 giugno 2006 08:56

Gilles Paris: Autobiographie d'une Courgette

Gilles Paris: Autobiographie d'une Courgette
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Je sais, le titre est assez drôle, mais attendez d'avoir lu le livre! Il l'est d'autant plus qu'il ne le fait comprendre avec son nom.

Résumé:
Pas de résumé, l'extrait le fera à ma place
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Extrait de "Autobiographie d'une Courgette":

[...] Le vendredi, après le goûter, je vais voir la psychologue. Madame Colette me montre des dessins à l'encre noire et je dois dire à quoi ca me fait penser, ou elle me donne de la pâte à modeler et je fais ce que je veux avec.
Dans son bureau, y a aussi des crayons à couleurs et je peux dessiner si je m'embête et une fois j'essaye de dessiner le théâtre à marionnettes.
Je montre mon dessin à madame Colette qui dit "intéressant" et je vois pas ce qu'elle trouve d'intéressant vu que je l'ai raté son théâtre et que ça ressemble plutôt à une boîte rouge avec un ruban que j'ai dessiné dessus comme sur les cadeaux et je sais pas pourquoi. [...]

[...] Je regarde les dessins à l'encre noire et je dis:
- C'est Camille qui console Béatrice.
- C'est Camille qui joue au foot.
- C'est Camille qui se cache dans le placard.
Et madame Colette me demande "pourquoi se cache-t-elle dans le placard?"
Et je réponds "ben, parce qu'elle veut pas voir tata Nicole."
Des fois madame Colette elle devrait un peu se laver les yeux.

- Tu l'aimes bien, la petite Camille, dit madame Colette et je sais pas si c'est une question alors je réponds pas et je balance mes jambes sur la chaise et je me penche et je prends la pâte à modeler et j'en fais un coeur et je dis "c'est pour toi, madame Colette" et je lui tends mon coeur et madame Colette le prend et elle dit "merci, c'est une très jolie balle" et je dis rien parce que des fois elle est idiote madame Colette. [...]


Tout simplement émouvant, triste et joyeux à la fois. J'ai vraiment beaucoup aimé même s'il m'a fallut quelques pages avant d'accrocher...Quoi qu'il en soit, j'ai eu la larme à l'oeil aux dernières lignes de ce merveilleux livre.

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# Postato domenica 18 giugno 2006 15:41

Modificato martedì 11 luglio 2006 14:51